CODA POUR CONCLURE ET RÉCAPITULER
UN : Non, c’est pas pareil.
DEUX : C’est un romantique.
UN : C’est un romantique, Brahms.
DEUX : Brahms.
UN : Brahms, tandis que Beethoven…
DEUX : C’est le contraire.
UN : Voilà. C’est un classique, Beethoven.
DEUX : Beethoven. Tandis que Georges…
UN : Georges ?
DEUX : Georges ! Eh bien, c’est un capitaine de dirigeable.
UN : Georges ! Comment peut-on prendre un dirigeable pour une balle de ping-pong ?
DEUX : C’est vrai, qu’elle ressemble rudement à un hippocampe, la cousine Paulette !
UN : Comme une goutte !
DEUX : Deux gouttes !
UN : Trois gouttes !
DEUX : Quatre gouttes ! c’est une goutte, puis encore une goutte, puis encore une goutte, puis encore une goutte…
UN : Ça, ça ne fait pas quatre gouttes, ça fait de la musique.
DEUX : Tic, tac, tagadag, panpan.
UN : Vous dites panpan, mais vous me faites un ré. DEUX, regardant le public : Vous êtes sûr que c’est nous, tous ces gens ?
UN : Oui, c’est Agamemnon.
DEUX : Vous les prenez vraiment pour des Grecs.
UN : Pas tous.
DEUX : Trouvez m’en un autre, de moyen, pour qu’on parle de nous dans les journaux !
UN : Mais non, c’est vous, mon vieux !
DEUX : Je n’ai jamais mis les pieds à Arcachon.
UN : Alors, ça doit être des Turcs.
DEUX : Tiens, Paulette !
UN : Tiens, ma sœur !
DEUX : Tiens, votre femme !
UN : Tiens, l’omelette du chef !
DEUX : Garçon !
UN : Garçon !
DEUX : On s’en va ?
UN : Dans un verre ?
DEUX : À pied ?
UN : Oui, c’est pas loin.
DEUX : Voilà les Turcs qui s’en vont aussi.
UN : Faites pas la bête !
DEUX : Prenez la porte du fond, vous tombez dans la rue de… (Nom de la rue du théâtre.)
UN : Bonsoir !
DEUX : Bonsoir !
UN : Bonsoir ! DEUX : Bonsoir…
UN : Bonsoir…
DEUX : Bonsoir… (etc.)
FIN DES DIABLOGUES